Paul Sordes

Sordes was a painter who also took an interest in music; Maurice Delage described him as "peintre et musicien, frémisssant, toujours prêt à escalader les cimes où il jongle avec les impondérables", (in Colette [1939], p.98). He was a member of the Apaches, and they used to meet at his house in Rue Dulong.

According to Émile Vuillermoz, Sordes was one of the two people (along with Léon-Paul Fargue) who did most to form Ravel's critical taste during his early years: "Entre ce grand inspiré [Fargue], à la fois sublunaire et clairvoyant, et le peintre Paul Sordes, dont la délicate sensualité était un enseignement perpétuel, Ravel développa très utilement son sens critique". (Vuillermoz [1939], p.33).

Ravel dedicated to Paul Sordes Une barque sur l'océan in Miroirs.

Tristan Klingsor paid a posthumous tribute to his old colleague: "Quel être séduisant était ce Paul Sordes! Discret et raffiné. Il avait étudié le piano de bonne heure, ainsi que son frère aîné; il déchiffrait aisément les œuvres modernes, sensible à toutes les inflexions, ravi par les harmonies subtiles auxquelles on se plaisait alors. Peintre, il recherchait la nuance, le beau rythme; on voyait qu'il avait aimé Whistler; il eût pu être une sorte de Ravel de la palette. Mais ce blond rêvasseur était indolent, fantasque, plus occupé de goûter une joie d'art que de créer; il exposa quelques fois aux Indépendants, fut absorbé par sa vie personelle, puis par les difficultés de la guerre et de l'après-guerre; pour subsister il travailla comme décorateur de théatre; pauvre il tint à se faire oublier; à peine le voyait-on surgir à l'improviste à longs intervalles; usé par la fatique et les privations, il eût mort silencieusement dans son coin, un peu avant Ravel; encore ne l'ai-je appris que par hasard." (In Colette [1939], p.128).

www.maurice-ravel.net